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Section ISERE

LE MOT DU PRÉSIDENT :

Bien chers légionnaires DPLV, héritiers et associés,

Notre circulaire d’hiver est pour nous l’occasion de réfléchir à ce que fut l’année écoulée, avant de se projeter vers l’avenir.
Le 11 novembre 1918, l’on peut imaginer sans peine la ferveur et la liesse des français en apprenant que le clairon avait sonné le cessez-le-feu. A la mobilisation, quatre années plus tôt, ils avaient vu partir leurs maris, leurs frères dans un but unique : libérer l’Alsace et la Lorraine.L’arrière avait tenu. Le pays tout entier était derrière eux. Ils avaient réussi !
Alors chaque commune érigea son Monuments aux Morts, lieu de recueillement, de remerciement et de respect envers les « héros de la Grande Guerre » pour la population et les enfants.
Le 11 novembre est toujours commémoré, avec faste et solennité cette année, mais le regard porté sur le « poilu » a changé ; déjà, il y a quelques années, un politique de premier plan déclara : « trois millions de soldats, allemands ou français, ont été tués, pour rien », omettant sciemment l’enjeu de notre Victoire et rabaissant les « héros » au rang de pauvres bougres victimes d’un malentendu.
En 2018, on commémore les victimes, mais la République distingue deux catégories de victimes : la première, privilégiée ce sont les victimes d’attentats, et seulement, ensuite dans l’ordre protocolaire, les combattants décorés pour avoir combattu et risqué leur vie au service de la France.
Encore, que ces combattants, décorés, ne sont pas exempts de tous reproches car, s’il est vrai que l’Algérie a été victime de « crimes contre l’humanité », beaucoup d’entre nous en ont été les auteurs ou les complices.
Autre sujet : la République répugne à honorer et aider ceux qui viennent de loin combattre pour elle : le 30 novembre 1944, les tirailleurs sénégalais démobilisés et rapatriés se mutinent pour un problème de solde. La troupe, sous les ordres du général Dagnan, ouvre le feu et fera 70 victimes ; en 1962, les harkis et les supplétifs sont lâchement abandonnés à leurs tortionnaires ; le 20 octobre 2018, Quader Daoudzai, interprète afghan auprès de l’armée française est tué dans un attentat ciblé ; la France, terre d’asile, avait cependant refusé sa demande de visa.
En 2019, espérons que nos gouvernants se donnent enfin les moyens de redonner son rang à la France.
A notre belle Association, je souhaite que les efforts de tous la rendent plus forte et plus rayonnante.
A nos jeunes frères d’armes, projetés au loin pour combattre le terrorisme islamiste, que Dieu et leurs Saints Patrons les protègent.
A vous tous, mes chers Isérois, mes vœux de santé vous accompagnent, vous, vos familles, que 2019 vous permette de participer activement à la vie de la Section, sinon de nous soutenir dans notre souci de toujours faire mieux pour le renom des DPLV.
Bonne année 2019.

Colonel (h) Jean-Loup NOËL
décembre 2018