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Information Ile de France

DISPARITION de Djamil JACIR,
un des derniers parachutistes de la France Libre

 

COMMUNIQUE ORDRE DE LA LIBERATION (26 sept 2017)

Hommage à Djamil Jacir, médaillé de la Résistance française.

Très impliqué dans de nombreuses associations d’anciens combattants, Djamil Jacir était Président-fondateur de l’Association nationale des anciens parachutistes (ANAP) et avait servi pendant de nombreuses années comme commissaire au comité de la Flamme sous l’Arc de Triomphe.

Djamil Jacir est né le 29 juillet 1919 à Paris. Employé de commerce, il s’engage pour une durée de trois ans en août 1939 au titre du bataillon de l’air n°138 stationné à Metz. Après diverses affectations durant la campagne de France, il rejoint la base aérienne 101 de Toulouse Francazal le 20 septembre 1940.

Le 28 septembre, il participe à un transport d’armes et de munitions qu’il cache dans une maison pour constituer un dépôt (une partie de ces armes sera saisie par la gendarmerie en novembre 1942 et l’autre partie distribuée au maquis de la Creuse au moment de la Libération).

Recherché, il se fait affecter au Levant et embarque à Marseille fin novembre 1940. Il débarque à Beyrouth et rejoint le groupe de reconnaissance à Damas. Désireux de servir, il rejoint, après la campagne de Syrie, les Forces aériennes françaises libres au Moyen-Orient fin août 1941.

Chargé de mission, il rend de grands services à l’état-major par la précision de ses renseignements.

Nommé sergent en avril 1942, il est muté à l’état-major des FAFL en Grande-Bretagne et rejoint Londres en juin 1942.

Volontaire pour servir chez les parachutistes, il est breveté en juin 1943 avant d’effectuer un stage commando et de sabotage.

A partir du mois d’août 1944, le sergent-chef Jacir prend part aux combats de la libération avec le 2e régiment de chasseurs parachutistes. Aérotransporté dans le Morbihan, il participe à la libération du sud de la Bretagne. Le 10 août 1944, il entre dans Nantes où il est blessé le 13 par éclats de mortier.

Il fait ensuite partie des premières patrouilles des SAS (Special Air Service) envoyées dans la Loire puis dans le Cher du 5 au 11 septembre 1944.

Au printemps 1945, il participe à l’opération aéroportée « Amherst » en Hollande. Parachuté derrière les lignes ennemies, dans la nuit du 7 au 8 avril 1945 à Westerbork, il se distingue encore par son courage et son comportement au feu.

Démobilisé en septembre 1945, Djamil Jacir reprend sa profession de diamantaire et d’expert en pierres précieuses.

Djamil Jacir est décédé le lundi 18 septembre 2017 à l’Institution nationale des Invalides où il était pensionnaire depuis février 2013. Il était membre de la Garde à l’Etendard des Invalides.

Chevalier de la Légion d’honneur
Médaillé militaire
Commandeur de l’Ordre national du Mérite
Croix de guerre 1939-1945 avec 3 citations, dont deux à l’ordre de l’armée
Médaillé de la Résistance française
Croix du combattant volontaire de la Résistance
Croix du combattant
Médaille de l’aéronautique
Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre
(+ d’autres décorations étrangères)

 

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DISPARITION de Soeur Agnès-Marie VALOIS
Héroïne de la 2° Guerre Mondiale

Décès de sœur Agnès-Marie Valois, l’« ange blanc » des Canadiens à Dieppe

La Croix (avec AFP), le 21/04/2018 à 16h26

Lors du débarquement raté de Dieppe, le 19 août 1942, elle avait soigné de très nombreux soldats canadiens, quitte à se mettre en danger vis-à-vis des Allemands.

Sœur Agnès-Marie Valois, surnommée « l’ange blanc » par les Canadiens qu’elle avait soignés lors du débarquement raté de Dieppe, durant la Seconde Guerre mondiale, est décédée jeudi 19 avril à l’âge de 103 ans au monastère de Thibermont (Seine-Maritime), a-t-on appris samedi auprès de la mairie de Dieppe.

Cette religieuse qui avait soigné de très nombreux canadiens « représente pour la nation canadienne comme pour la ville de Dieppe et les Dieppois, une personnalité à part, une héroïne, symbolique et particulièrement attachante », a déclaré le maire Nicolas Langlois dans un communiqué.

Tous les drapeaux en berne

Dieppe, qui avait célébré ses 100 ans en 2014, a mis tous ses drapeaux en berne et lui rendra un hommage solennel mardi au cimetière des Vertus, où reposent la majorité des quelque 1 800 victimes canadiennes du raid de 1942. Le quart des troupes canadiennes engagées dans cette opération y périt, faisant de cette opération la plus meurtrière de la guerre pour ce pays, l’opération se soldant par un cuisant échec.

Née Agnès Valois à Rouen en 1914 dans une famille d’industriels ayant créé une corderie mécanique, elle suit des études à la Croix-Rouge pour devenir infirmière. Elle entre dans les ordres en 1936, chez les Augustines de la miséricorde de Jésus.

Dévouement et courage

Au moment du raid anglo-canadien du 19 août 1942 sur Dieppe, elle est infirmière à l’Hôtel-Dieu de Rouen, sous la coupe des Allemands. Des centaines de blessés de l’opération militaire baptisée Jubilee y affluent.

Elle prend en charge avec dévouement et courage les victimes, à l’instar des autres religieuses, quitte à se mettre en danger vis-à-vis des Allemands qui n’entendent pas prodiguer tous les soins nécessaires à ces Alliés qui viennent de tenter une opération contre eux.

Voler pour eux des friandises dans les réserves allemandes

Les anecdotes ne manquent pas sur cette terrible nuit et les jours qui suivirent : sœur Agnès-Marie guérira la vue d’un soldat en convainquant un ophtalmologiste allemand de le soigner ; elle sauvera la vie d’un autre, grièvement blessé, en dissuadant l’ennemi de l’achever ; elle tiendra bon y compris sous les menaces, voire les coups des Allemands, continuant à prendre soin des blessés, quitte à voler pour eux des friandises dans les réserves allemandes.

Sœur Agnès-Marie a été décorée de l’ordre national du Mérite, de la médaille du service méritoire et du grade de chevalier puis d’officier de la Légion d’honneur. Elle est citoyenne d’honneur des villes de Rouen et Dieppe.

Retrouver des rescapés

Elle s’est installée au monastère de Thibermont, à Martin-Eglise tout près de Dieppe en 1968, à la suite de la fermeture de l’Hôtel-Dieu rouennais. Elle continuera à exercer en tant qu’infirmière à l’hôpital dieppois, avant de prendre sa retraite en 1979.

Elle avait assisté et participé aux diverses commémorations du raid du 19 août 1942. Elle a pu y retrouver de nombreux rescapés qu’elle avait soignés.

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A 103 ans, Soeur Agnès-Marie VALOIS était la doyenne des DPLV,
depuis le décès de François JAFFRE (un des 5 derniers Poilus) en 2006, à l'âge de 105 ans.

Nous lui avions rendu visite en 2014, dans son monastère, à l'occasion de ses 100 ans. 

Soeur Valois visite

de G à D: Philippe Randot, Yves Jarry, Georges Agrissais et Roland Lefèvre


                                                                                  

 


 

      

Lanata Vincent

Message du Général d'Armée Aérienne, Vincent LANATA,

Ancien Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air (1991 - 1994)

Grand-Croix de la Légion d'Honneur

Président d'Honneur de notre Section Ile-de-France

general LANATA

 

 

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